Qu’ils soient petits ou plus grands, vos enfants sont de plus en plus nombreux à pousser la porte de mon cabinet. Certains sont en colère, angoissés, apeurés, démotivés… Et tous se sentent seuls et prisonniers de leurs émotions.
A chacun son évitement et ses conséquences
Les enfants sont doués pour s’adapter, c’est bien mais parfois ça l’est moins.
Certains s’adaptent à leur stress en se rongeant les ongles ou en mangeant trop, d’autres évitent des invitations ou le regard de camarades parce qu’ils se sentent différents ou inférieurs.
D’autres encore peuvent rencontrer des difficultés de concentration causées par un stress important ou des peurs. D’autres se renferment à mesure que leur confiance en eux s’éloigne. Certains souffrent de maux physiques inexpliqués par la médecine et ratent les cours, parfois pour pouvoir éviter des camarades ou des lacunes dans une matière.
D’autres se réfugient derrière leurs écrans pour mieux s’échapper, ou dans le lit de leurs parents pour mieux échapper aux monstres nocturnes. D’autres encore sont nerveux et en opposition parce qu’ils sont en colère et souffrent d’une tristesse diffuse. La liste pourrait être encore longue car les enfants sont très créatifs !
Quelle que soit leur souffrance et quel que soit leur âge, ils sont nombreux à être comparables à un radeau qui s’éloignerait doucement, dissimulé en partie par une brume montante. Pour eux, il est urgent d’agir.
Mais où est passée leur légèreté ?
Une fois dans mon bureau, il y a souvent un regard, juste un regard. Puis je les interroge doucement vos enfants, mais avant tout, je les autorise à dire les choses simplement. Je leur propose un lieu où la parole est libre, et où leurs émotions peuvent l’être tout autant. Certains ont la parole facile et généreuse, même les plus petits. Et puis parfois, leur silence est une invitation à cheminer ensemble vers ce qui les dérange, jusqu’à ce leurs mots me disent par exemple : “pourtant je leur ai dit plusieurs fois déjà, mais ils n’entendent pas”, “j’ai peur qu’ils se fâchent”, “j’ai peur de décevoir”, “j’ai peur d’être kidnappé”, “je n’aime pas la nuit, le silence me fait peur”, “je suis triste d’avoir perdu ma maman mais je ne peux pas le dire”, “je me sens incompris, je n’y arrive pas”, “je suis hyper stressé”, “je n’ai pas confiance en moi”, “je voudrais vivre qu’avec maman mais qu’est-ce qu’il va devenir mon papa”, “j’ai mal à ma vie, vous comprenez vous ? ”…
J’écoute. Même leurs larmes je les écoute. Parfois ils m’interrogent, et moi non plus je ne sais pas. Mais ensemble toujours nous trouvons le chemin, le leur, celui qui les sortira d’une situation émotionnelle difficile.
Et pour tous, la liberté
Certains pratiquent l’hypnose thérapeutique avec moi pour la 1ère fois. Beaucoup sont étonnés du déroulement de la séance, bien loin de l’hypnose de spectacle qui habite l’Inconscient collectif.
L’hypnose thérapeutique leur permet d’accéder à leur inconscient, que vous pouvez comparer à leur centre de contrôle. C’est ici que tout se joue : leurs réactions, blocages, peurs et émotions diverses. L’enfant se découvre, il est actif. C’est lui qui s’accorde, je ne fais que le guider. Et même les plus petits savent ce qui est bon pour eux.
Au fond, c’est toujours la liberté qu’ils viennent chercher. La liberté de mieux dormir, d’être serein, confiant, léger, concentré, heureux, libre !
Lorsque la séance est terminée, il y a souvent un regard plus long. Et un sourire. Juste un sourire pour dire que la Vie est choisie avec force et tranquillité mêlées. Vos enfants sont épatants !
Bien souvent quand ils s’en vont, je leur dis merci.
Valérie Maillet
Hypnothérapeute
Sur rdv au +33 6 85 55 49 51
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